Collection

Collection

 

Le Musée québécois de culture populaire possède une impressionnante collection d'objets à caractère ethnologique, témoignant de la vie quotidienne des Québécois à partir du début de la colonie jusqu'au milieu du 20e siècle.

Près de 200 donateurs ont contribué à enrichir la collection ethnologique du Musée, tant et si bien qu'elle regroupe aujourd'hui plus de 70 000 objets. Sa diversité, représentant plusieurs aspects du quotidien, témoigne avec éloquence de la richesse de la culture québécoise. Les métiers traditionnels, l'outillage agricole, les objets de la vie domestique, l'habillement, les textiles et l'art populaire constituent les principales thématiques de ces donations. Le Musée gère, entre autres, la collection Robert-Lionel-Séguin, reconnue comme l'une des plus importantes au Canada sur la civilisation traditionnelle du Québec. L'Université du Québec à Trois-Rivières en est propriétaire.

Le Musée est relié à la Vieille prison de Trois-Rivières, qui fait partie du patrimoine historique bâti du Québec. Elle fut classée monument historique en 1978 en raison de ses qualités architecturales exceptionnelles. La visite expérience « en PRISON! » est actuellement proposée dans ses murs.

Collection Robert-Lionel-Séguin

Collection Robert-Lionel-Séguin 

 

Toute sa vie, Robert-Lionel Séguin a poursuivi un objectif : réunir les témoins matériels de l'homme au quotidien, manifestation d'un passé que plusieurs avaient négligé, oublié ou condamné. En trente ans de recherches, il a recueilli 35 000 objets témoignant de la vie domestique rurale, des savoirs et des arts de la civilisation québécoise traditionnelle. Il a également constitué un imposant fonds d'archives, une bibliothèque de plus de 6 000 titres ainsi qu'un fonds documentaire sur les mœurs, les coutumes et les conditions socio-économiques des Québécois. Le tout constitue une collection ethnologique unique au pays par sa richesse, sa diversité et sa complémentarité.

L'itinéraire intellectuel de ce chercheur a conduit Séguin vers la culture matérielle, jusqu'alors peu étudiée au Québec. Pour ses travaux, il s'est entouré de ce qu'il désignera plus tard « d'archives figurées » qui sont devenues le fonds de sa collection. En plus de son importante œuvre écrite de milliers de pages, dont plusieurs œuvres publiées, Robert-Lionel Séguin a contribué de manière importante à la filmographie ethnologique (31 films, dont Le faiseur de violons, Le dressage de bœufs, La taille de la pierre…)

On peut classer les artefacts de cette collection en plusieurs catégories : ameublement, objets personnels (vêtements, articles de toilette, etc.), outils et équipements (reliés à différents métiers et à l'agriculture), objets de communication (disques québécois, instruments de musique, appareils de reproduction du son, objets de publicité), objets de transport, œuvres d'art (surtout d'art populaire), objets de récréation (jeux, jouets, équipements de sport), objets à portée sociale (objets commémoratifs ou de cérémonie), emballages et contenants, ferronnerie / quincaillerie de bâtiment, objets médicaux, objets ethniques, divers. 

 

De même, on ne peut passer sous silence le marche-à-terre, une pièce monumentale constituée d'une grande roue de 4,27 mètres de diamètre et d'un système d'engrenage actionné par des bêtes. Il servait de force motrice pour battre le grain. Cette pièce maîtresse a inspiré l'architecte du Musée qui a dessiné, pour la mettre en valeur, une rotonde dans le grand hall.

 

 

Vieille prison de Trois-Rivières

Vieille prison de Trois-Rivières

C'est François Baillairgé, architecte de Québec, qui a préparé les plans et devis de la Vieille prison de Trois-Rivières en 1815. L'année suivante, un premier contrat intervient pour la maçonnerie du gros-œuvre, et le centre carcéral entre officiellement en fonction en 1822, pour le rester jusqu'en 1986. Conçue pour recevoir environ quarante détenus, la prison en a accueilli parfois, au cours de son histoire, plus de cent simultanément.

Toutes les divisions du bâtiment sont d'origine : le plancher du rez-de-chaussée est visible dans son état original, supporté par des soliveaux en cèdre dans le soubassement. Plusieurs portes sont anciennes et l'édifice est doté d'un seul escalier, remodelé à diverses reprises, mais demeuré au même endroit depuis l'origine.

À maints égards donc, la conservation de la Vieille prison a permis la sauvegarde de plusieurs éléments architecturaux d'origine et témoigne avec l'éloquance de l'histoire et du patrimoine carcéral national, ayant été l'établissement de détention le plus longuement en fonction au Canada. Véritable trésor patrimonial, la vieille prison classée monument historique, est une attraction majeure dans le complexe du Musée.

Les petits bâtiments de la cour du Musée

Les petits bâtiments de la cour du Musée 

 

Robert-Lionel Séguin était à l’affût de tout ce qui pouvait mettre en lumière les caractéristiques de notre culture.  Par souci de sauvegarder notre patrimoine national et d’illustrer des techniques architecturales traditionnelles, il a fait l’acquisition de bâtiments témoins.  Ceux-ci font maintenant partie de la collection Robert-Lionel-Séguin et ont été transportés dans la cour du Musée. 

Ce sont pour la plupart des pièces uniques et rares, sauvegardées pour témoigner du patrimoine bâti du Québec des XVIIIe et XIXe siècles. On y trouve une grange à encorbellement (ou abat-vent), une porcherie à toiture de chaume, un séchoir à maïs de type pentagonal, une baraque des Îles-de-la-Madeleine à toit réglable de tradition hollandaise, une maison de type architectural traditionnel, ainsi que deux petites laiteries.

Petits bâtiments